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Blog : Astucieux moyen de communication, permettant à trois bibliothécaires de prolonger leur discussion du jour en évitant les désagréments du bistro, notoirement bruyant et mal fréquenté en Maine-et-Loire.

BnF : Réalisation partielle d’un fantasme de bon élève, victime de harcèlement scolaire – la forteresse de livres. Partielle, parce qu’y manquent encore cruellement les beautés langoureuses et dociles.

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7 commentaires pour 7

  1. SRN dit :

    Pour le Blog, on aurait aimé que soit pointé davantage le phénomène de l’entre-soi et du vertige… Je te félicite en commentaire en signalant que j’en parle aussi sur mon blog, où tu me félicites en commentaire en signalant que tu en parles sur ton blog. Le propre d’une communauté est d’abord d’exclure ceux qui n’en font pas partie, le web communautaire ne lie finalement pas tant que cela ! 😉
    Ou encore les auteurs qui peuvent réagir dans les commentaires à la critique lapidaire laissée par le bibliothécaire à destination du public. Eh, patate, si tu ne veux pas qu’on dise du mal de ton livre, ne le publie pas !

  2. Je plussois au tweet d’Olivier Tacheau.
    En l’espèce, les trois blogs en question abordent rarement les mêmes dossiers, et donc se citent rarement, au final. En revanche le côté bistro se retrouve incontestablement sur Twitter, mais héberge d’ailleurs une communauté plus large que 3 membres.

    @SRN : le propre d’une communauté est d’avoir une cohésion entre ses membres.
    Il me semble toujours étrange de vouer une communauté donnée aux gémonies, pour divergences d’intérêts ou autres, et de lui reprocher ensuite le fait de ne pas en faire soi-même partie. Quelqu’un vous aurait-il exclu ? Sous quelle forme et à quel titre ?

    • SRN dit :

      >@SRN : le propre d’une communauté est d’avoir une cohésion entre ses membres.

      Ce n’est pas la définition qu’en donnerait Bierce, je pense, sous l’égide duquel ce site semble avoir été créé.
      N’essayez pas d’être méchant, cher Lully, vous êtes trop gentil pour ça ! 🙂

  3. Sur la définition BnF : le chartiste étant par définition un chartreux châtré, quel besoin de beautés langoureuses ?

  4. Lully dit :

    @SRN : Je vous avoue que je ne m’étais pas lancé dans la définition d’une « communauté » (et encore moins sous l’invocation de Bierce). Je pensais juste en signaler une des propriétés.
    En outre, effectivement, je n’avais pas l’intention d’être méchant.
    J’étais plutôt partie sur une discussion plus « sérieuse » (mais peut-être n’en avez-vous nulle envie, du moins pas ici), car ce n’est pas la première fois qu’on reproche à une « communauté » d’être fermée sur elle-même.
    Or, concernant la biblioblogosphère et la twittosphère, j’ai toujours le sentiment d’une certaine porosité. Et je réponds aux mails qui me sont envoyés, même ceux envoyés par des non-blogueurs (si je ne réponds pas aux demandes d’amitié Facebook, c’est que je ne vais à peu près jamais sur Facebook).
    La dernière fois que j’ai vu cette remarque, c’était sur ce blog (qui n’a rien à voir avec les bibliothèques). En gros : des utilisateurs lyonnais de Twitter organisent une « rencontre », et cette info est relayée sur le blog sus-mentionné. Un commentateur décrète : « parfaitement élitiste ».
    Cela définit l’élite comme étant ceux qui ont un compte Twitter.
    Or la frontière à franchir pour passer du côté de l’élite me semble autrement plus facile que dans toutes les autres « élites » sociales qu’on peut connaître IRL (« dans la vraie vie », pour les non élités).
    Je ne vois pas comment une communauté comme celle de la biblio-twitto-sphère pourrait être moins exclusive. En lançant un hebdomadaire papier à destination des directeurs de bib ?
    Si vous avez des suggestions, je suis intéressé (pas forcément pour les appliquer, mais plutôt pour comprendre votre point de vue).

    • SRN dit :

      >mais peut-être n’en avez-vous nulle envie, du moins pas ici

      De fait, les commentaires d’articles de blog servent, à mes yeux, à commenter l’article. Pour une discussion approfondie, on préfèrera un forum, une tasse de café ou une bière. J’ajouterai que le sérieux est une ressource que l’on trouve à foison dans notre monde des bibliothèques et qu’en épargner cet espace ne me semble pas inutile pour notre santé mentale à tous.

      Pour éclaircir mon propos précédent, il ne s’agissait pas de s’en prendre à un élitisme quelconque. Là encore, on peut croire que ce dictionnaire prendra plus le parti (ou plutôt la posture) pseudo-snob anti-plébéien que le parti égalitariste à tou crin. Je ne pretends pas que telle communauté en ligne est plus ou moins élitiste que telle autre communauté de bikers en pantalon de cuir. En revanche, l’abus du terme de « communauté » et l’utopie communicationnelle, professée à tout va comme un idéal par tous partagé, ça a tendance à m’irriter (de manière tout à fait subjective).
      Une communauté se forme dans le temps long. Une communauté, ce n’est pas juste un groupe ou un tas de gens. Une communauté suppose une transmission verticale, du passé vers le futur, pas seulement une communication horizontale dans le présent. Elle suppose une sacralisation, un fossilisation de ce qui est transmis, afin de le transmettre, sacralisation et fossilisation qui, bien sûr, dénaturent l’objet transmis et, donc, font obstacle à sa transmission parfaite.
      Si la communauté est universelle, elle se dissout instantanément puisque ce qui la constitue, ce qui est transmis, l’acte de transmettre, existe en contraste avec ce qui est en dehors de cette communauté : ce qui n’est pas transmis ailleurs, ou ce qui est transmis ailleurs mais pas ici. Tracer un cercle et réunir ce qui est dans ce cercle exclut dans le même mouvement ce qui est à l’extérieur du cercle. Ce n’est pas la première fois que l’on reproche à une communauté d’être fermée sur elle-même car c’est inévitable. C’est ce qui la définit. Ce n’est pas volontaire, ce n’est pas de l’élitisme, ce n’est donc pas blâmable, mais c’est une réalité.
      Mon premier commentaire n’évoquait d’ailleurs pas d’élitisme, uniquement de l’entre-soi.

      • Barbarella dit :

        Il n’est sans doute pas interdit d’être sérieux, mais tout de même, qu’est devenue la gaité française ? Ces définitions sont amusantes, que diable, et la première a le mérite de soigneusement éviter d’employer des gros mots comme « communauté ». En plongeant tête baissée dans la soupe à concepts, vous passez – comme O. Tacheau – à côté de l’essentiel.
        Le blog de bibliothécaire a une apparence : une vitrine de la pensée, une invitation à réfléchir sur le métier bla bla bla. Il a une réalité : des propositions – les mêmes, d’autres, peu importe – fastidieusement discutées par les deux ou trois mêmes personnes, qui travaillent dans la même boutique. C’est caricatural, mais il y a bien un peu de vrai, non ? Or, à lire la définition, le blog visé est bien le blog de bibliothécaire, le blog angevin en étant le paradigme depuis pas mal d’années. La distinction entre twitter et un blog est parfaitement admissible en théorie, mais il y a loin d’un blog de bibliothécaire à celui de maître Eolas, par exemple. La réplique d’O. Tacheau est savoureuse, car il met involontairement le doigt sur l’essentiel : un vrai blog et twitter sont deux choses différentes, mais son blog et twitter, c’est kif-kif bourricot.
        Une dernière chose : la définition ne me semble viser ni l’entre-soi, ni la communauté, mais tout simplement la vanité, mal français, par conséquent si bien dénoncé par des écrivains français (« Est-ce assez ? Dites-moi ; n’y suis-je point encore ? » etc…). Il y a toujours quelque chose de misérable dans un blog de bibliothécaire ; ce n’est pas grave, mais c’est mieux de le savoir (je suppose que c’est le cas des auteurs ce blog-dictionnaire).

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